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mardi 5 juin 2018

The Departure ( Straight Road)

Coming back Home, where I belong to.
Homeland of the Eldar
Leaving  across  Belegear,
Taking the Straight Road
O Brother, Where Art Thou ?



The Departure

mardi 27 décembre 2016

Beautiful Nature Healing

Quand ton coeur est lourd , trainant des chagrins languissants
Quand ton âme est triste, avec des blessures qui peinent à se refermer
Regarde autour de toi!
La beauté du monde, dans ses couleurs, ses odeurs
Dans ses plus infinis détails!
Tout se perd, tout se meurt
Et tout renaît
Le cycle infini
D'une beauté à couper le souffle
Et dans ses moments-là, tes peines ne comptent plus,
Tu es pris dans la beauté de la Création,




























mercredi 30 mars 2016

Yestarë




Je viens de débuter une nouvelle année  et je vous rassure je n’ai pas perdu la notion du temps, c’est juste que nous le décomptons différemment.
Petite explication :
J'aime beaucoup Francis Ledoux,il reste celui qui m'a permis enfant de connecter le lien, de retrouver la réminiscence d'un écho lointain, c'est le premier à avoir fait la traduction en français des textes du Seigneur des Anneaux, mais je le déteste aussi car à l'époque ( 1972) il n'avait pas jugé opportun de traduire les Appendices du Retour Du Roi....
Soi-disant cela n’intéresserait personne....
Ce n'est que 15 ans plus tard que Tina Jolas les a traduits....
Ce qui est fort dommage car ces Appendices contiennent des informations capitales:

Appendice A : Annales des Rois et des Seigneurs souverains
Appendice B : Annales (Chronologie des Terres de l'Ouest)
Appendice C : Arbres généalogiques
Appendice D : Les calendriers
Appendice E : L'écriture et l'orthographe
Appendice F : Les langues en Terre du Milieu


Les principales sources concernant l'organisation des mois se trouvent dans l'Appendice D, le Professeur Tolkien aborde le système des calendriers, mois et saisons en Terre du Milieu.
Puis dans le Tome 12 des Home (History Of Middle Earth), la 4ème partie " The Calendars" qui est plutôt l'évolution des élaborations de ces derniers.

Dans l'Appendice D, les explications sont essentiellement centrées du point de vue des Hobbits au Troisième Age, véritables "héros" , "les plus petits êtres qui accomplissent les plus grandes choses..." 
Sont aussi abordés les systèmes calendaires des Eldar et des Atani .
On apprend le nom des saisons, des mois, des jours de la semaine, en Quenya, en Sindarin pour les langues elfiques.

Wikipedia nous dit : Un calendrier est un système de repérage des dates pour diviser et organiser le temps sur de longues durées. L'observation des phénomènes périodiques du milieu comme le déplacement quotidien de l'ombre, le retour des saisons ou le cycle lunaire - ont servi de premières références pour organiser la vie agricole, sociale et religieuse des sociétés.

Les calendriers historiques sont basés sur des unités naturelles de durée définies par des phénomènes astronomiques observables.



1/ Le jour (et la nuit):
Dans toutes les civilisations, l’alternance du jour et de la nuit est la première unité du décompte du temps.
Mais le passage d'un jour à l'autre est une notion arbitraire , différente selon les civilisations : la journée peut être mesurée de midi à midi, de minuit à minuit dans le calendrier romain, à partir du coucher du Soleil comme dans les calendriers hébreu, musulman et chinois, ou à partir du lever du Soleil, ce que firent , Égyptiens par exemple.
Par convention, le jour est la plus petite unité du calendrier.
Comme il devient très vite compliqué de mesurer le temps uniquement en journées, on a rapidement adopté le suivi des astres solaires ou lunaires, qui ont donné des unités temporelles plus larges: les mois, les années.






2/ La lune:


Les lunaisons (ou mois synodique pour le nom technique) étant simples à observer, elles ont fourni un moyen commode de mesurer le temps.Le cycle lunaire n'est pas très régulier : il peut varier de 29 jours et 6 heures à 29 jours et 20 heures, mais en observant simplement les aspects de la lune, on peut savoir à quel moment du cycle nous nous trouvons.




2/ Le soleil:

Moins facile à repérer que le cycle lunaire, le cycle solaire requiert quand à lui des observations de longues durées et quelques notions astronomiques.
Le calendrier égyptien fut un des  premiers calendriers basés sur l’année solaire: il utilisait l'astronomie par l'observation de Sirius, ainsi que les fluctuations annuelles du Nil.
Le cycle solaire a pris de l'importance avec l'essor de l'agriculture et l'importance du rythme des saisons. 



Ce cycle est plus long que celui de la lune,  il correspond à la révolution de la Terre autour du Soleil, ou année tropique, mesurée entre deux équinoxes et deux solstices.
Actuellement une année équivaut à 365.242201 jours.


Cependant, écueil majeur, ces unités astronomiques que sont la lune et le soleil sont variables.
Il est impossible de se caler exactement sur les astres pour subdiviser une année en mois ayant un nombre de jours identiques. On intercale ainsi un jour supplémentaire les années dites bissextiles.

Les Elfes, qui sont plus attachés à l'observation de la Nature en Arda ont adopté des calendriers basés sur le passage des saisons. En raison de leur longévité, le décompte est très différent de celui des Humains.

Une année équivaut à 144 années "humaines", cette unité est appelée "Yén"
Une année solaire  de 365 jours est appelée " Coranar" en Quenya " Le tour du soleil"  pour l'aspect astronomique et "Loa" ou bien "croissance", pour l'aspect saisonnier.


 Il est précisé par Tolkien que les Elfes décomptait leurs journées depuis le coucher du soleil au suivant, cette période de jour était connue sous le nom de "" (toujours en Quenya) que l'on retrouve dans le mot "auré"  qui désigne le jour (i.e: période éclairée en opposition à la nuit), ou le mot "áre":lumière du jour.
 Dans ses explications, le Professeur Tolkien signale que les Elfes divisaient l'année en saisons plutôt qu'en mois. Ces dernières variant selon le lieu où l'on se trouve, il n'y a pas de calendrier elfique universel.



A Imladris les saisons étaient au nombre de 6, ainsi dénommées:

Quenya
Sindarin 
Traduction
Durée
Tuilë            
Ethuil        
Printemps (spring)        
54 days      
Lairë
Laer
Été (summer)
72 days
Yávië
Iavas
Automne (autumn)
54 days
Quellë
Firith
Étiolement (fading)
54 days
Hrívë
Rhîw
Hiver (winter)
72 days
Coirë
Echuir
Reverdie (stirring)
54 days


N.B: On trouve aussi le nom de "Lasselenta" (i.e: Effeuillaison ou "Leaf Fall")  en Quenya pour la saison de Quellë, ou bien " Narbeleth" ( i.e: Déclin du soleil ou "Sun Waning") en Sindarin




Tuile: de la racine "Tuy": sortir, pousser avec suffixe -le qui renvoie à un processus comme dans "kuile" vie, "intyale" imagination, "vestale" mariage. Le printemps est donc littéralement "le moment du processus de pousse " de la végétation.
Lairë: de la racine "lay" ce qui est en rapport avec la vie végétale, on retrouve en Quenya "Laika" vert (feuillage), "laique" , herbe, verdure (alimentaire), "laima" plante. Le suffixe -re évoque un état comme dans "almare" état de bonheur soir béatitude.  
Yávië: de la racine "Yab" fruit, saison de la fructification
Quellë: de la racine "Kwel" s'évanouir, flétrir
Hrívë: pas de racine à ce mot donné par le Professeur, du moins pas à ma connaissance
Coirë: dérivé de la racine "Koy" vie, cf "Koyo" être en vie dans le Quenya Lexicon de 1915, altéré en "Kuy" venir à la vie (1930 Étymologies) qui rappelle Kuiviénen le lieu de l'Eveil des Elfes. le suffixe est le même que dans Lairë

 
Si l'on fait le décompte de l'ensemble on arrive à 360 jours.
 Il y avait 5 jours en plus:

Le premier de l'An: Yestarë
Le dernier jour de l'An: Mettarë
Entre Yávië et Quellë , il y avait  3 ou bien 6 Enderi ("Jours intermédiaires") .
Le compte final donne 365 jours, comme dans le calendrier grégorien.
Les Enderi étaient doublés tous les 12 ans (sauf la dernière année de Yén) pour compenser le décalage avec une année tropique.
Ainsi, tout comme le calendrier grégorien ajoute une journée lors des années bisextiles, à Imladris, nous ajoutons 3 Enderi en plus tous les douze ans.
A ce sujet, il est indiqué que ce processus s'annule pour la dernière année de la Yén (Tolkien, le façonnement d'un monde vol 2, p 49)



Les mois dans le calendirer des Atani sont au nombre de 12. Ils sont une invention Numénóréenne.
Nommés "Astar" (i.e: division,part). Ils étaient donc au nombre de 12, avec 30 ou 31 jours. On commençait l'année  aux environ du solstice d'hiver (soit le 21 décembre), ce qui est qualifié par le Professeur, d'une habitude typiquement humaine.

Quenya
Sindarin
Période
Narvinyë
Narwain
Fin décembre - janvier
Nénimë
Nínui
Fin janvier - février
Súlìmë
Gwaeron
Fin février - mars
Víressë
Gwirith
Fin mars - avril
Lótessë
Lothron
Fin avril - mai
Náríë
Nórui
Fin mai - juin
Cermië
Cerveth
Fin juin - juillet
Urimë
Urui
Fin juillet - aout
Yavannië
Ivanneth
Fin aout - septembre
Narquelië
Narbeleth
Fin septembre - octobre
Hísimë
Hithui
Fin octobre - novembre
Ringarë
Girithron
Fin novembre - décembre


Les jours



Comme vous l'avez peut-être remarqué, le système de décompte des Eldar est un système duodécimal.
 Ils préfèrent compter par sizaines et par douzaines tout est basé sur 12.( cf une Yén 12 fois 12, soit 144)
Bien que ce système soit le résultat d'une élaboration ultérieure, les Elfes ayant d'abord créé un système de numération décimal ( cf Vinyar Tengwar N°47,48 et 49  "Eldarin, Hands, Fingers and Numerals")
C'est pourquoi on retrouve une année divisée en 6 saisons, et une semaine divisée en 6 jours.
Ce système est très pratique: chaque saison a exactement 9 semaines pour les plus courtes et 12 semaines pour les plus longues.
Les jours "arë" sont comptés d’un couché de soleil au couché de soleil suivant.


Voici les six jours de la semaine ou "Enquië" et leur signification en Quenya:
  • Elenya, "Jour des Étoiles".  Les premiers Elfes se réveillèrent sous un ciel étoilé, à l'époque il n'y avait ni lune, ni soleil, uniquement les étoiles.C'est pourquoi leur relation à ces dernières est privilégiée, elles ont une place importante dans leur coeur. Le premier mot prononcé en Arda était: "Ela!" (Voyez!), Parce que les Elfes regardaient les étoiles et ont été émerveillés. Leur nom, Eldar, signifie " Peuple des Étoiles" et de toutes les choses de la nature les étoiles sont les préférées des Elfes.
  • Anarya, "Jour de la Soleil". Lors de la mort des Arbres de Valinor, Laurelin ( L'arbre d'Or)  a donné un fruit unique qui fut placé dans un vaisseau et transporté à travers le ciel par Arien, pour baigner le monde de sa lumière.
  • Isilya, " Jour de Lune". Tout comme pour la soleil, le lune est le dernier fruit qui put être sauvé de l'arbre Telperion (L'Arbre d'Argent). Il est également transporté dans le ciel, mais son guide Tilion, est parfois irrégulier, provoquant de ce fait les phases du lune.( Nb: Lune est masculin et soleil féminin chez les Elfes)
  • Aldúya, " Jour des Arbres". En référence aux deux Arbres de Valinor, la Terre Bénie, qui illuminaient le monde avant la création de la soleil et du lune. Les années des Arbres désignent l'Age d'or de Valinor. Les deux arbres ont joué un rôle majeur sur l'histoire elfique. Ils illuminent le monde avant la Soleil et le Lune. Il sont la raison  pour laquelle les Elfes ont effectué le Longue Marche, de leur lieu de réveil près du lac Cuiviénen, vers la lumière de Valinor. Le premier des deux arbres à venir en fleurs était Telperion avec des feuilles vert foncé resplendissant de lumière blanc argenté.  Varda a crée la lumière des étoiles à partir de la rosée de cet arbre. L'autre arbre était Laurelin qui est né sept heures après Telperion. Les deux arbres  brillaient d'or et d'argent.
  • Menelya, " Jour des Cieux".  les cieux, ou le ciel: c'est le domaine des étoiles où seuls les grands aigles de Manwë peuvent aller. Menel signifie ciel, mais en Arda, Menel est un nom propre et sa signification va bien au-delà de ciel ou cieux. Menel se réfère au sublime divin. C'est un endroit où l'on ne peut aller, à l'exception des oiseaux bénis et les aigles puissants de Manwë. Il y a beaucoup d'endroits qui honorent Menel par son utilisation ou son nom, par exemple Meneltarma à Númenor qui signifie "Pilier du Ciel"
  • Valanya, " Jour des Vala".  Ce sont les grandes forces de l'Ouest, les dieux de Arda, ils gouvernent les vents, les eaux, la nature, toute la vie.
Nb: Les noms des jours en Sindarin sont: Orgilion, Oranor, Orithil, Orgaladhan, Ormenel et Orbelain




 Ceci étant, nous sommes en 2016, et le 26 mars , d 'après Erunno Alcarinollo , du site Quenya 101, cette année marquait le début de la dernière année de la 14ème Yén (rappelez-vous, Yén= 144 ans).
Cependant ses explications restent un peu obscures pour moi, je ne comprends pas très bien sur quel point on se base pour affirmer que 2016 est la dernière année de la Yén. Quel est le point de départ et n'est-ce pas un choix arbitraire?
De plus, d'après Didier Willis, la dernière année de la Yén, on ne double pas les Enderi.
D' accord, mais dans ce cas, comment compenser le décalage de jours?
Bonne question.... A creuser donc. Je poursuis mes recherches de ce côté, car ce n'est pas clair pour moi.

Pour finir,  il faut bien choisir un calendrier ou un autre.
Le calendrier proposé ici 
Le 26 mars était Mettarë, le Dernier jour de l'An. Le 27 mars était Yestarë le Jour du Début.
Dans l'Appendice D, le Professeur Tolkien dit que le Nouvel An Elfique, Yestarë,  avait lieu le 6 Avril dans le Calendrier de la Comté ( Hobbits). Le challenge étant de recaler ce 6 avril avec un calendrier contemporain grégorien. Ce processus de conversion calendaire étant assez délicat, il n'est pas étonnant de trouver plusieurs réponses différentes à cette question.
Certains considèrent qu'il arrive le 28 Mars, d'autre le 29, et encore d'autres , que la date change chaque année. Certains le fêtent même le 21 Mars, soit la date de l'équinoxe de printemps, qui correspond en France au début du printemps ( à un jour près) ou bien à la fête païenne de Ostarë
Pour ma part, je suis d'opinion à une date changeante pour les raisons énoncées au début.
Mais à moins d'être un expert en conversion calendaire pour trouver la date "exacte", je préfère m'en remettre à d'autres moins fainéants que moi et sans doute plus versés dans cet art.

Cette année, j'ai donc "célébré" Yestarë le 28 mars avec un jour de retard, mais il avait l'avantage d'être un jour férié en France (merci le lundi de Pâques)

Sí man i yulma nin enquantuva?





Sources:
http://quenya101.com/
http://www.time-meddler.co.uk/shire.html
http://www.elvish.org/gwaith/calendars.htm
http://www.elvenesse.net/calendar/calendar.php
http://tolkiengateway.net/wiki/Reckoning_of_Rivendell
http://www.glyphweb.com/arda/dates.html
http://lostworldofennor.angelcities.com/time.htm
http://lotr.wikia.com/wiki/Calendar
Vinyar Tengwar N°47,48 et 49  "Eldarin, Hands, Fingers and Numerals"
Tolkien, Le Façonnement d'un monde vol 2, Didier Willis, Le Dragon de Brume (1 mars 2014) ISBN:978-2953989625
The Lost Road, Tolkien,
Parma Eldalamberon N°17 p120, 159

jeudi 17 mars 2016

Saint Patrick ou Yestarë? La question ne se pose même pas...




Joyeuse Saint-Patrick ? Non, merci, très peu pour moi !

En voyant le nombre de post pour célébrer la Saint –Patrick, sur les réseaux sociaux français, américains ou russes, je réalise à quel point pour beaucoup, cette fête est synonyme de mise en valeur de la culture et de la gloire irlandaises.
Personnellement, bien que n’étant pas irlandaise (mais, j’ai des liens de famille avec l’Ecosse) je trouve très bien si certaines traditions permettent de  perpétuer la culture, l’histoire et la langue des ancêtres Celtes, car à mes yeux là se trouvent les racines des Sidhes, des Dana, ou si vous préférez, des Elfes.
Ce qui me laisse perplexe, ce sont les messages de « Bonne Fête », «  Bonne Saint-Patrick », «  Vive les Celtes ! Vives nos racines irlandaises ! » de la part de frères et sœurs elfes de part et d’autres de la planète.
Outre le fait que de nos jours c'est essentiellement une fête "à boire" synonyme de beuveries et excès en tous genres, ne représentant pas exactement le plus bel aspect de la nature humaine...
Il faudrait quand-même rappeler que la Saint-Patrick est une fête catholique, je le répète au cas où : CA-THO-LIQUE, compris ?

Certes, c’est une fête ancienne, très ancienne mais à travers elle, ce que l’on rappelle, c’est l’expansion de l’Eglise catholique et l’éradication des païens, des traditions, de toute une culture, le bourrage de crânes des humains que le « Petit Peuple » et que toutes les légendes appartiennent au domaine de l’imaginaire et ne sont pas compatibles avec la « Très Sainte » « Très Propre » et « Très Correcte » Eglise.
On commémore le colonialisme religieux et la destruction des traditions païennes.
Mais pourquoi chers elfes, par tous les Valars , voudriez-vous souhaiter ou célébrer une telle fête ?

On dit communément, que Saint-Patrick avait chassé les serpents d’Irlande.
Les Serpents sont une métaphore qui désigne les Celtes et les Druides, qui portaient un serpent tatoué sur leur bras.
Ce que cet homme a réellement fait, c’est mener une agressive campagne d’évangélisation envers les natifs irlandais. Il a poursuivi, combattu et chassé les « infâmes » Druides, les « mauvais » Serpents

Il serait plus approprié d’y voir un jour de deuil et de chagrin.

Cette date du 17 mars n’a d’ailleurs pas été choisie arbitrairement par les Catholiques, elle correspond à peu de jours près à la fête païenne d’Ostara, célébrée vers le 21 mars, soit à l’équinoxe de printemps. On associe également Ostara à Pâques qui se dit Easter en Anglais.
Elle symbolise le renouveau de la vie et de la terre, après un hiver froid et dur, quand le jour et la nuit sont égaux. Elle est considérée comme le point culminant de la saison printanière, quand la vie s'éveille dans toutes les directions. Ostara est un Festival de l'aube et de la vie croissante. Ostara vient du mot Germain "Ost" ou "Est", une référence pour l'aube et la vie renouvelée.
Pour conclure, je dirais que personnellement je fêterai plutôt le Nouvel An Elfique.
 Yestarë,  le « Premier Jour » de notre année, qui se fête le 28 Mars dans le calendrier grégorien.


 

C’est le temps de l’année durant lequel on peut sentir les frémissements du printemps dans l’air, dans l’odeur de la terre, qui se réveille de son long sommeil hivernal, dans l’eau qui se dégèle et se met à couler avec force dans les cascades et les torrents de montagne,  dans cette odeur d’humus, cette vibration du vivant qui éclot. On peut le sentir aussi dans la vibration des êtres, cette excitation latente, imperceptible, mais présente qui porte à la joie.  Bientôt, les parterres seront une explosion de couleurs et de parfums  avec les fleurs naissantes.
Il n’y a pas de meilleur moment de l’année pour se sentir vivant, pour fêter Yestarë ou Ostara selon vos préférences et vos croyances, plutôt qu’un homme catholique responsable de la soumission et de la perte de la culture celte païenne.



samedi 12 mars 2016

Emergence de la culture elfique





Dans notre ère moderne, la plupart des personnes auront été en contact avec le terme  “elfe”, “elfique”, essentiellement à travers les médias de masse, les jeux vidéos, la “pop”-culture”, les dérivés de franchises, etc…  Moins nombreux sont ceux qui auront décidé d’étudier les légendes anciennes, et auront lu les textes et études s’y rapportant.
Il y a également ceux qui auront la chance de vivre dans un environnement, où ces légendes se transmettent encore, de génération en génération, en tant que savoir oral, mais cette transmission se perd et se déforme avec le temps.
Il faut bien reconnaître que, bien plus que la culture,  ce sont surtout les films, la télévision, les romans héroïque fantasy et les jeux vidéos qui vont avoir le plus d’influence de nos jours.
Ce qui est affligeant, c’est que la première fois qu’une personne va être en contact avec le mot ou le concept d’elfe, ce sera précisément à travers ces supports commerciaux issus d’une société de consommation, du tout jetable et tout ludique. Et la conséquence immédiate, est un dénigrement du concept comme une chose irréelle, appartenant au monde de l’imaginaire.  Un pur fantasme, un divertissement superficiel.
Cela rejoint la stratégie de l’Église, qui, aux temps de la christianisation, avait mis en œuvre une vaste campagne pour convertir les hommes et éradiquer les cultes païens. Les elfes, les fées, les Sidhes, les nains, sont réduits à des personnages triviaux de jeux vidéo, où l’ont tue facilement les uns et les autres à coup d’armes virtuelles,  sans arrière-pensée, ou des personnages grotesques à la sexualité débridée, destinés à assouvir des fantasmes vulgaires.
Ajoutons à cela les elfes grotesques du Père-Noël et vous avez un tableau complet, mais ô combien absurde, et loin de la réalité.

Les humains ont oublié, depuis trop longtemps, comment avoir une connexion avec ces êtres mythiques. Les seuls moyens de raviver leurs connaissances étant ceux cités plus haut. Bien sûr on peut parler du Seigneur des Anneaux, qui, a pu ramener un peu de bons sens et de dignité aux elfes. Pour ceux qui auront eu le courage, ou la curiosité de lire les livres du Professeur Tolkien, cela a pu leur ouvrir les yeux sur le brouillard de bêtises entretenu par la société moderne. Mais là encore, malheureusement, les personnages et les visions de Tolkien se retrouvent emprisonnés et réduits à des jeux de rôle, des films, des personnages au manichéisme basique…
Encore moins nombreux sont les personnes qui oseront affirmer au grand jour qu’elles croient aux elfes et qu’elles en ont rencontrées, de peur d’être rejetées par leurs pairs ou catégorisées comme « mentalement inappropriées » et forcées de suivre des traitements médicaux. 
Une simple recherche internet vous amènera les résultats de sites parlant d’Aliens et de diverses théories du complot ou de conspirations des gouvernements : ridicule, … décourageant…
Parmi les personnes qui ont une croyance envers les esprits de la nature et les elfes, on pourra trouver des néo-païens, des wiccas (sorciers), des pratiquants d’une « nouvelle »spiritualité et tant d’autres… Cependant, à part publier des livres douteux sur l’éveil de son âme ou de l’amélioration de soi, d’interpréter des photos de la nature, ils ne font pas grand-chose de vraiment productif…
Il existe quelques groupes assez obscures, dont les membres se considèrent comme des elfes réincarnés, ou ayant du sang ou une parenté elfique. Je n’ai jamais rencontré ces groupes en France, mais des sites américains et russes essentiellement.
En Amérique, existe un forum « non officiel » (ie : le groupe est très restreint). Ces personnes ont choisi le Silmarillion , entre autres, les textes des Contes Perdus aussi, les Lettres de Tolkien  et étudient les textes du Professeur dans une perspective gnostique. Je ne suis pas encore assez familiarisée avec tout cela. Ceci dit, cette perspective demeure intéressante par bien des aspects.
Le forum russe que je connais, à première vue, fût une révélation car ce fût la première fois que je découvrais un site avec une base que je qualifierais de "sérieuse". Un message d'accueil vous explique qu'ici il ne s'agit pas d'un jeu, ou d'une reconstitution, mais bel et bien d'un éveil à sa nature elfique.
Les utilisateurs croient aux elfes,  certains en sont-ils réellement? C’est très fortement probable.
Quelques articles anciens sont d’un bon niveau d’information, et j'y ai trouvé une vraie résonance avec mon ressenti personnel. Mais, à ce jour,   il n’y plus vraiment d’impulsion de vie "positive",  et beaucoup trop de critiques acerbes à mon goût.
Un écueil majeur : Il faut comprendre et parler parfaitement le russe pour pouvoir discuter.
Il s’agit avant tout d’un forum réunissant des personnes qui ont pour la plupart ( pas toutes mais en forte majorité) le même goût pour les jeux de rôle inspirés du Seigneurs des Anneaux et qui se réunissent ou échangent régulièrement entre eux sur les réseaux sociaux.
Pas de vocation, ni de désir spécifique à regrouper des elfes d’autres pays et d’autres langues.

Et pourtant…, pourtant, je suis persuadées que cela doit exister, quelque part, une envie de se regrouper, dans le respect des différences culturelles ( Europe, Amérique, Asie, Afrique.... le monde entier dans le quel nous vivons est concerné)
Alors,  je poursuis ma quête, pour trouver, retrouver des « frères  et sœurs » elfes, si ce n’est en France, au moins dans un espace francophone et dans un environnement « normal »
Beaucoup s’éveillent, de plus en plus, partout dans le monde et cela ne peut plus être ignoré. Cette émergence de la culture elfique, le concept elfe, des personnes qui se sentent elfes, différentes des autres, pas humaines, ne sont pas des êtres mentalement dérangés ayant une distorsion de la réalité. Ce ne sont pas des personnes qui se croient supérieures ou avec des supers pouvoirs. Elles sont justes différentes des humains. Elles comprennent le monde différemment, elles sentent les choses différemment. C’est très difficile pour moi de l’exprimer avec des mots, car cela est plus de l’ordre du ressenti. Un ressenti certes, mais pas moins une certitude.
Il ne s’agit pas d’un jeu vidéo, pas d’une religion basée sur des films à succès, pas non plus de romans d’héroïque fantaisie. Ce n’est pas un jeu de rôle, un forum en ligne ou la vente d’objets par des néo-occultes aux cheveux longs qui utilisent l’imaginaire de Tolkien pour faire du commerce et il s’agit encore moins d’une néo spiritualité ou d’un culte New Age.
L’émergence de la culture elfique, l’éveil d’elfes est quelque chose qui se produit de plus en plus. Nous ne pouvons plus, nous ne devons plus ignorer cela ou avoir honte, il s’agit à mes yeux, de la fin de l’ère du Peuple Caché.
Il s’agit de vivre ce que nous sommes au grand jour, tous ensemble dans ce vaste monde, et de mettre nos compétences et bonnes volontés ensemble pour faire de la Terre «  Arda Envinyanta », en d’autres termes «  Arda Guérie » de ses maux.











mercredi 28 octobre 2015

Calan Gaeaf (or Samhuinn)



I choosed the Scottish word in tribute to my step father (who was Scottish), who died yesterday.

 




You left, and we'll not argue anymore, to decide what is the best song that Dylan wrote.
We will not argue anymore to say whether Tolkien spoke of Thuata of Danaa or the myth of Plato's cave.
You're not going anymore to bitch about me because really "working time to time for the UN in Geneva is (I quote)" selling your soul to the devil "
We will not laugh by talking about everything and nothing.
Because you're gone.
The kitchen won't ring anymore with pan’s noises at six in the morning on Sunday when you wanted to prepare a good meal.
Your room is empty, your clothes are still there, the clock is ticking, the cat waits, but everything is empty and silent.
I go out in the park, I shoot with my bow as I did before, but I have no enthusiasm. My heart is heavy, my soul refuses this departure, I look for you in your office, hoping to see you write something or sculpt or draw or just play guitar, but nothing, just this silence, this absence.
I do not want to go to the cemetery to put flowers, for what? This is your physical shell over there, and  not your soul.
Soon the feast of Samhain, the boundary between the world of the living and the dead. The list of my relatives who now died expands every year, my father three years ago, my grandmother two years ago and now you….
Will I feel you near me during Samhain? Will I be able to approach the last time my heart to yours when the veil between our worlds permits?
I cannot accept it, I will not accept your death ... and yet I have to, it is necessary, because it is the way the things go ...
This pain in the heart, in the soul, this vacuum, this lack, it never goes away,  either then you understand  that everything else, all your other little selfish problems are nothing compared to the loss of a loved one .
But let's face it, if we cry, it’s not because of their departure, because of their death.
The reason we cry, is our own loneliness, our own sadness, our selfishness. Because if you look at it honestly, they had to leave, they were suffering, they were sick, their time had come ... but it's hard ....

I read about the subject of death and loss, a very interesting article by Tim Lawrence (a writer and the founder of The Adversity Within, a blog dedicated to examining the topic of resilience in the face of loss and adversity) on this topic: "Everything Doesn't Happen For A Reason"
When you lose a loved one, the thing I hate the most is when someone tells you it makes you stronger, it's an experience that you were destined to live.
Whether the death of a person, the loss of a relationship, a dream ... it is better to be silent than to say that kind of thing.
All those platitudes are bullshit.

Back To Samhain:
When celebrated Samhain, it certainly retains the appearance of death, but also that of the beginning. You must die to be born, and then to born to be dead, the two are inseparable and are part of the life, death is not seen as a complete and final end without any outcome, but as the starting point of a new life . You take stock of your life and break with the past for a better life.

This time of the year is not about death but the dead, honouring our ancestors with respect and love.  As it’s the end of the agricultural year it reminds us that death is not an end, as once again we know spring is half a year away. As the earth renews itself, so does the spirits of our ancestors and our own souls, a constant cycle of rebirth. We say goodbye to the old things we no longer need and goodbye to the spirits of our ancestors that have passed in the last year.
 In general, we’re pretty good about remembering those who have touched us, whether they were family of the blood or of the spirit.
However, there’s one group that is typically overlooked at this time of year. It’s the people who passed through the veil with no one to mourn them, no one to remember their names, no loved ones left behind to sing their names with honor.

Think of the people out there, not just in your community, but around the country who are buried with no headstone, because there was no one to pay for a marker.

Consider the old woman in a nursing home or care center, who died with no children or nieces and nephews to bid her farewell in the final moments. What about the homeless veteran who used to panhandle on your city’s streets, who one day just stopped showing up at the corner, and is now buried in an unmarked plot with dozens of others just like him? How about the children who are lost, for whatever reasons, in our world, and die alone, whether by violence or neglect or illness? What about those who were once remembered, but now their gravestones lie untended and ignored?

These are the people that this ritual honors. These are the ones whose spirits we honor, even when we do not know their names.
Happy Samhain to everyone who  celebrate it!

Edinburgh Samhuinn Fire Festival ( I do not attend this year, but very beautiful and especially for those with children)