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mardi 21 avril 2020

Je t'aime





Mahokhian, "La Vague" coll pers


.



Je ne t'aime ni avec mon cœur, ni avec mon esprit. 

Le cœur peut s'arrêter, l'esprit peut oublier. 


Je t'aime avec mon âme. 


L'âme ne s'arrête jamais, n'oublie jamais. 


Je choisis de t'aimer 


en silence, 


car en silence 


je ne trouve aucun rejet... 


Je choisis de t'aimer 


dans la solitude, 


car dans la solitude 


personne ne t'appartient, sauf moi. 


Je choisis de t'adorer 


de loin, 


car la distance 


me protège de la douleur... 


Je choisis de t'embrasser 


dans le vent, 


car le vent est plus doux 


que mes lèvres... 


Je choisis de te retenir 


dans mes rêves 


car dans mes rêves, 


tu n'as pas de fin... 


Rûmî

mardi 11 août 2015

Le désir





Je vis, je désire. Cela pourrait être une belle citation…. C’est une réalité.
Nous sommes des êtres désirants, nous aspirons à un idéal, à un cœur, à un corps, désir charnel…. (Hélas, de nos jours, le plus souvent cela se limite au désir d’un bien matériel…)
Cette attente, cette insatisfaction me semble essentielle, un peu (beaucoup) de frustration est souvent le moteur à l’inspiration et à la création.
J’aime éprouver cette sensation d’attente. La distance entre l’objet de mon désir et moi–même, crée un espace où je projette mes espoirs les plus fous, mes fantaisies. Au bout de cet espace de projection se trouve des lèvres à goûter, un corps à étreindre….ou pas.
Le plus beau moment est celui du passage, le passage de l’espace individuel à celui de partage, celui où le désirant et le désiré ne forment plus qu’un et se laissent aller à l’ivresse des sens…

vendredi 31 juillet 2015

Ma chanson préférée: Les Feuilles Mortes

Texte Jacques Prévert
Musique Vladimir Cosma
Interprète: Yves Montand

Je pense que cette chanson se passe de commentaires: tout est dit.

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
Des jours heureux quand nous étions amis,
Dans ce temps là, la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois je n'ai pas oublié.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi,

Et le vent du nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson que tu me chantais.

C'est une chanson, qui nous ressemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des amants désunis.

Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.

Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis...